Si Dieu est bon, pourquoi le mal ?

Pourquoi la souffrance ? Pourquoi les 3.000 morts des 2 tours de New york. Pourquoi les 220.000 disparus du Tsunami, pourquoi les grandes pestes, le Sida et ses ravages, alors qu’on dit que Dieu est bon ? Tous se posent la question du laisser faire ou de la responsabilité de Dieu

D’origine naturelle ou humaine, le MAL demeure toujours injuste, terrible, dramatique. Dans tous les cas il engendre une souffrance sans nom. Pourquoi le mal si Dieu existe bel et bien ? Ces questions torturent l’homme.

Les hommes se tournent souvent vers Dieu et crient leur détresse ou leur colère. Nous sommes tentés de lui reprocher son silence et même parfois nous l’accusons. Or au contraire Dieu vit notre détresse avec nous au plus profond de nous. Il est là, il souffre avec ceux qui souffrent. Il pleure avec ceux qui pleurent, comme l’a fait son fils, le Christ, lorsqu’il a vécu sur la terre. Avec lui, la vie triomphe toujours de la mort. Là se révèle sa toute puissance.

Voltaire a écrit « Il n’y a point de mal dont il ne naisse un bien » et il se soumettait à la Providence. Rousseau de son côté dit qu’il ne veut pas « douter un moment de l’immortalité de l’âme et d’une Providence bienfaisante. Je la sens, je la crois, je la veux, je l’espère. » Dieu n’est pas cette entité indifférente ou hostile qui se rie de notre détresse ou de notre colère... Il n’est pas la cause de nos misères.

La Bible dit que Dieu lui-même a horreur du mal. Dieu a laissé à l’homme sa liberté totale : Celui-ci est donc libre de faire le bien ou le mal. C’est à nous de tout mettre en œuvre pour faire reculer le mal qui habite le cœur de l’homme. C’est le devoir des chrétiens d’agir et Dieu leur en donne le pouvoir par leurs bras, leur intelligence, leur amour, leur détermination à toujours mieux faire et à progresser : ainsi la science vaincra la maladie, la faim, et l’amour triomphera de la haine.

La volonté de Dieu est de faire régner l’amour et le pardon. Il faut savoir s’abandonner à lui comme le fit Jésus jusqu’à la croix. La prière de Jésus est explicite au jardin des oliviers le soir de son agonie : « Père que ta volonté soit faite et non la mienne ». C’est cet abandon qu’ont vécu tous les saints. Leur admirable sérénité face à tous les évènements de leur vie ne peut s’expliquer que par leur foi imperturbable en la Providence infaillible du Père qui prend soin des moindres besoins de ses enfants ». (Par exemple l’agonie du pape Jean Paul II).C’est la « Providence, la sollicitude de Dieu qui mènera l’homme et le monde à son accomplissement. » (Théo.p.1165). et le Bien triomphera du Mal.

Monique BELLAUD
J.P. FOULOUNOUX
Gonzague HERIARD

Pour plus d’information :
Revue : « Il est Vivant n°224, février 2.006
« Le mal et la souffrance » de Dominique. MORIN carnet N°2 de FËTES ET SAISONS ;